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Date : 9 septembre 2021

Vampire : définition du mythe

Les vampires sont des êtres imaginaires ayant pris une place prépondérante dans la culture, faisant maintenant partie de l’imaginaire collectif. En 3ème Aube, nous pourrons aussi retrouver une race qui appartient à ce mythe. Avant donc de les présenter dans notre univers, voici un court historique des origines du vampire et son évolution dans les œuvres culturelles dans lesquelles on peut le trouver.

Mais c’est quoi un vampire ?

Le vampire a eu beaucoup de formes différentes au fil du temps, présentant notamment des capacités diverses, mais son design général reste plutôt constant : un/une humanoïde, fuyant la lumière du soleil, se nourrissant exclusivement de sang (majoritairement humain), reposant dans un cercueil le jour pour se nourrir la nuit. Il peut se transformer en chauve-souris ou en loup (en fonction des versions), il a des capacités physiques surhumaines mais des outils (religieux généralement) permettent de l’entraver, et un pieu dans le cœur ou la décapitation permettent de s’en débarrasser définitivement.

Le vampire est, surtout depuis la première apparition de Dracula dans le roman de Bram Stoker, un être charismatique, jouant sur la séduction, ayant un rapport très subtil à la tentation sexuelle, notamment par rapport au fait qu’il suce le sang de jeunes femmes.

Physiquement, il a des canines pointues lui permettant de transpercer la chair de ses victimes et d’en extraire le sang aisément. Il a souvent la peau pâle et est habillé de manière plutôt classieuse dans la majorité des cas, corrélant avec son charisme.

L’apparition du mot « vampire »

Le nom « vampire » est véritablement apparu dans des écrits de 1672 par l’historien hongrois Gábor Klaniczay, où un paysan mort en 1652 serait revenu à la vie pour terroriser le village de Kringa en Istrie (Croatie) et buvait le sang des villageois. Ce paysan, Jure Grando, aurait été transformé en « strigoi », un mot du dialecte local que l’on traduit aujourd’hui par « vampire », après s’être fait mordre par une chauve-souris (on raconte même que la transformation était due au fait qui l’était le septième fils d’un septième fils). Ce fut donc la première itération du terme dans de véritables récits qui restera jusqu’à aujourd’hui dans notre culture. Avant cette histoire, le vampire faisait partie du folklore d’Europe de l’Est qui signifiait « Mort qui sort la nuit de sa tombe pour aller sucer le sang des vivants ».


L’étymologie du mot veut également dire « chauve-souris », le pouvoir de se transformer en cette créature est donc tiré de l’étymologie du mot vampire. Il y avait également d’autres origines dans d’autres pays d’Europe de l’Est : c’est l’origine des vampires de Grèce qui a donné une faiblesse religieuse aux buveurs de sang. En effet, le simple fait d’être excommunié suffisait à faire d’un mort un vampire. Il s’agissait donc d’une sanction pour les ennemis de l’Eglise, renforçant le pouvoir de cette dernière auprès de la population, les plus fidèles semblaient justement avoir une odeur d’ail sur eux.

La démocratisation du vampire d’aujourd’hui

Lorsque l’on parle de « vampire », il y a de fortes chances que le nom de « Dracula » soit évoqué.

En effet, la figure majeure du genre dans la culture a été créée en 1897 dans le célèbre roman épistolaire de Bram Stoker « Dracula », le personnage ayant été inspiré par Vlad III dit « l’Empaleur » pour ses méthodes décrites assez explicitement dans son surnom.

Ce roman raconte l’histoire d’un homme, Jonathan Harker, qui vient dans le château du Comte Dracula en Transylvanie pour négocier une transaction immobilière, mais ce dernier

se rendra vite compte que les intentions de son hôte ne sont guère louables et que ce n’est pas un simple vieux Comte de Transylvanie.


Le roman eut un grand succès et fut le précurseur d’une des plus grandes images de la culture littéraire et plus tard, cinématographique et vidéoludique.

Les itérations majeures de vampires dans la culture

Depuis le roman de Bram Stoker, de nombreux films mettant en scène des vampires ont vu le jour.


Le premier film étant « Nosferatu » en 1922 reprenant le récit du roman en modifiant les noms (car ils n’avaient pas les droits d’auteur) dans une forme expressionniste avec des décors difformes jouant sur la folie, des plans iconiques viennent de ce film notamment le plan avec l’ombre du comte montant les escaliers.




Image du film Dracula 1932
Bela Lugosi en Dracula, 1932
Image du film Nosferatu 1922
Max Schreck jouant « Nosferatu » dans le film éponyme, 1922

Des films avec le réel personnage de Dracula ont suivi dans le siècle : le fameux Bela Lugosi dans le plus grand rôle de sa carrière, une voix suave, des airs séducteurs, un jeu d’acteur tellement proche que le rôle lui colla à la peau pendant près de 10 films.

Les nombreux films « Horror Of Dracula » mettent en avant la tentation et la sexualité que représente Dracula pendant plus de 7 films.

Le comte Dracula revient en 1958 avec « Le Cauchemar de Dracula » avec Christopher Lee dans le rôle éponyme, il adopte un ton plus sanglant et moins en finesse que le Dracula de Lugosi, mais qui convient parfaitement au personnage. On retrouvera plus tard le Dracula de Coppola avec Gary Oldman et très récemment la série Netflix Dracula qui reprend l’histoire du roman en prenant beaucoup de liberté par rapport à ce dernier en ajoutant un épisode dans les temps d’aujourd’hui.

Je vous ai présenté les œuvres majeures dans lesquelles on retrouve Dracula (ou du moins les versions les plus fidèles), mais il y a d’autres vampires qui sont apparus au fur et a mesures des années.


On retrouve des vampires dans le dessin animé « Buffy contre les Vampires », qui a pu rendre le mythe du vampire accessible aux enfants. Jusqu’ici les vampires étaient surtout tournés vers l’horreur ou le thriller, mais le succès de la série a donné un ton plus léger à ces êtres mythiques.


On a également des vampires dans la saga Twilight, exploitant leur côté séducteur dans une ambiance de film pour ado, un parti pris original, très différent du mythe de base, aussi bien dans l’état d’esprit que dans le visuel avec les vampires flamboyant au soleil comme des diamants.


Dans la saga de jeu vidéo « Castlevania » le vampire Dracula est au centre de l’histoire, et des suites de jeu avec Alucard, le fils de Dracula. Les jeux sont véritablement la porte d’entrée de l’univers des vampires dans le média du jeu vidéo, le premier jeu fut le précurseur de cela en incluant Dracula comme antagoniste dans une histoire indépendante du roman de Bram Stoker.


Dans les autres références, plus récentes, on peut citer :

Le film « Entretien avec un vampire » avec Tom Cruise qui fut un succès et un des plus grands rôles de l’acteur, présentant les vampires à un plus grand public.

La saga « Vampire, The Mascarade » ayant débuté avec le jeu de rôle éponyme, est centrée sur les vampires surpuissants dans un monde moderne, ouvrant ainsi le média du jeu de rôle papier aux vampires.

Ou encore une faction dans Warhammer, transposant et démocratisant les vampires dans le genre médiéval fantasy.

Image du jeu Castlevania
Alucard, de la saga de jeu vidéo Castlevania à partir de Castlevania III en 1989, et protagoniste dans Symphony Of The Night en 1997.


Les vampires font donc également partie de l’univers de 3ème Aube, ces derniers reprenant certains codes de leurs précédentes itérations dans la culture mais pas complètement, nos vampires n’ayant par exemple pas les faiblesses habituelles. Après avoir lu cet article, vous ne serez certes pas des experts en plantage de pieu dans le cœur, mais vous aurez déjà une certaine connaissance du monstre légendaire qu’est le vampire.


Vous découvrirez par la suite notre version des vampires dans un autre article de blog !

Nathan
 
Game designer en herbe, Nathan a fait un stage au Projet CarTylion pendant lequel il a travaillé sur le projet de jeu de rôles en ligne.
 

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