Projet Cartylion
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Date : 13 juillet 2021

Comment le dessin a changé ma vie ?

Je vais vous parler d’un sujet plutôt personnel, vous n’avez probablement pas l’habitude de lire ce genre d’articles sur le blog du Projet CarTylion, mais lorsque j’ai eu l’occasion d’écrire un article, je me suis dit que j’allais vous raconter une partie de mon parcours.

Attention, si vous êtes sensible aux thèmes du harcèlement scolaire ou de la dépression, cet article abordera ces sujets.



J’aime énormément le dessin, je ne saurais expliquer exactement pourquoi mais je vais vous raconter l’histoire derrière tout ça.


Ce dessin me fait penser à mon hypersensibilité…

Tout commence à partir de la classe de sixième…

Ce fût une longue et difficile année scolaire, je travaillais plutôt bien, mais les amitiés étaient compliquées. Je dirais que c’était ma pire année au collège, voire de toute ma vie scolaire. J’avais une amie dont j’étais proche au début puis le temps passait et tout basculait, j’avais la boule au ventre avant d’aller au collège, la peur de me retrouver seule… On m’a souvent dit que cette fille était jalouse de moi, mais elle n’a pas perdu de temps pour me mettre toute la classe à dos. Elle commençait à être méchante avec moi, à m’insulter, à me pousser… ça devenait infernal. Les personnes de ma classe m’incitaient à mettre fin à mes jours, puis m’insultaient de tout et de rien. Les profs ne disaient rien sur le comportement de mes camarades, ce qui était très difficile à vivre.


Oui, c’était du harcèlement et à ce moment-là j’ai commencé à m’intéresser à la musique, plutôt au piano, c’était une vraie passion, je m’immergeais dans les musiques que je jouais ou inventais, c’était une vraie source de tranquillité. C’est le premier art qui m’a touchée et par lequel j’ai pu m’exprimer et me sentir apaisée.
Les cours restaient une véritable corvée. J’ai redoublé ma sixième et passé le reste de mes années au collège dans un corps dont je n’avais pas confiance. Les autres me jugeaient de loin ou de près, ils parlaient dans mon dos.


Débuts du dessin…

En cinquième, j’ai commencé à avoir deux, trois amies, mais c’était compliqué car peu de gens m’appréciaient. C’est lors de cette année que j’ai légèrement commencé à dessiner, c’était juste un loisir comme un autre, je dessinais souvent en cours, pour pouvoir me mettre dans ma bulle et faire comme si de rien n’était.

C’était vraiment un autre monde mais je ne me rendais pas encore compte de l’importance du dessin pour moi, du bien que ça me faisait. J’étais encore assez inconsciente de ce qu’il se passait pour moi à ce moment-là. Pourtant, j’avais reçu un super coffret de dessin, avec des crayons de toutes les couleurs… c’était la grande classe ! Des crayons fusains, des craies pastels, …
Mais mes dessins n’étaient pas encore au niveau…


En quatrième, ma meilleure amie est arrivée


J’étais si heureuse d’avoir trouvé une personne aussi incroyable, elle m’écoutait, me conseillait, me remontait le moral, une vraie amie quoi ! Malgré le regard des gens, je me sentais plutôt bien, mais malheureusement nous n’étions pas encore dans la même classe et quand les heures passaient sans elle, je pouvais compter les secondes pendant les heures de classes. Je me sentais vide, seule et vraiment mal à l’aise. On me regardait et me laissait de côté…

Je ne saurais expliquer les raisons de ces comportements, car je n’ai moi-même jamais compris.

En rentrant de chez moi, comme d’habitude maintenant, je dessinais… certes ce n’était pas très beau, mais il faut pratiquer pour apprendre ! Je jouais du piano et écrivais même des chansons telle une future grande chanteuse.

J’ai pris trois heures à faire ce cheval !

La troisième a été à la fois géniale et horrible


J’étais cette fois-ci dans la classe de ma meilleure amie, j’étais vraiment refaite ce jour-là. Même si beaucoup de gens me regardaient mal, je gardais la tête haute car ma meilleure amie était une superbe épaule pour moi. Vers la moitié de l’année ça a été un choc au niveau de mes études, j’ai fait comme un burn out : pendant une ou deux semaines j’étais vraiment déprimée car je ne savais pas quoi faire de ma vie, j’étais perdue… J’allais au collège, mais il m’arrivait de faire demi-tour car je n’avais aucune motivation, vu que je trouvais que c’était vain. Tout était vide. Ma mère m’a même fait voir une psychologue, mais je vous avoue que ça n’a pas servi à grand chose, étant une personne assez réservée.


Un dessin au fusain

Orientation après le collège



Mais il est vrai que je me suis mise à réfléchir sur mes années d’études, puis étrangement, j’ai pensé au dessin, c’est vrai que j’aimais beaucoup dessiner. J’en ai donc parlé avec mon père, puis on est allés voir un salon d’étudiants en art… Je trouvais ça vraiment intéressant, ça m’a tout de suite réellement motivée à travailler plus.


Le dessin, je ne voyais plus que ça…

Je suis fan de Ghibli, dessin au pastel

Même si j’avais peu d’encouragements, j’ai essayé, qu’est-ce que j’avais à perdre ?


Un jour on m’a présenté le lycée Claude Garamont, j’ai donc été curieuse et je suis allée y faire un stage d’immersion. J’ai adoré, c’était un lycée de rêve, je voyais les classes, tout le monde s’entendait super bien, une ambiance incroyable, personne ne se jugeait, ils dessinaient, faisaient ce qu’ils aimaient et je voulais être comme eux.
Je suis donc rentrée dans ce lycée.


Faire mon lycée dans cet établissement a été une réelle révélation !


Cela m’a permis de prendre plus confiance en moi, de grandir tranquillement et surtout de me rendre compte de la passion que j’avais pour le dessin. Je participais aux cours de dessin de mes amies. J’étais vraiment heureuse. J’ai découvert plein de nouvelles techniques, le feutre à alcool, l’aquarelle (même si je ne m’en sors pas du tout), mais surtout le fusain, un outil incroyable, et je compte encore en découvrir de nombreuses autres !


Une rose au fusain
C’est aussi au pastel
Le cadeau que j’ai fait à la fête des mères


Voilà, vous savez tout de mon histoire intime avec le dessin, cet art qui m’inspire chaque jour et me donne envie de me dépasser. Si vous êtes habité(e) de la même passion que moi, n’hésitez pas à nous le raconter dans les commentaires, je suis curieuse de connaître votre histoire !

Par cet article, je veux vous montrer que si vous passez une période difficile, vous pouvez toujours vous en sortir et ressortir encore plus fort qu’avant. Au début c’est difficile, mais c’est en ayant des périodes compliquées que nous trouvons le réel bonheur, la joie, la véritable ! La joie de s’en sortir et de voir un monde plus heureux. Je vous souhaite à tous de trouver une passion aussi forte que le dessin est pour moi, et de vivre une merveilleuse vie, car personne ne mérite d’en vivre une meilleure que vous, je vous souhaite donc tout le bonheur du monde ! ♡

Manon
 
Manon, jeune stagiaire en pleine découverte de chargée de communication, passionnée d'art et notamment dessin et animation.
 

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