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Date : 23 mars 2020

Art culinaire en Vivaldie

Chapitre 321 – Encyclopédie des savoirs par Jourdet Guibelin

La cuisine en Vivaldie est divisée en plusieurs styles différents, que l’on retrouve partout dans le pays. Elle n’est donc pas divisée par régions, mais plutôt par courants culinaires. Le concept de spécialité régionale n’existe pas, cependant il peut s’avérer qu’un courant culinaire soit plus représenté que d’autres dans certaines régions.

Les courants


Traditionnellement en Vivaldie, lorsqu’un restaurateur devient réputé pour ses innovations, il accède au rang de maître cuisinier et entame un tour du pays pour enseigner sa cuisine. Ses inventions ne sont donc plus associées à sa région, et souvent on oublie bien vite d’où viennent les maîtres cuisiniers. Certains courants culinaires sont de véritables mini-religions.

Le Soupisme


La cuisine soupique est composée exclusivement de soupes. Son fondateur était un cuisinier ordinaire qui avait une aventure sexuelle avec la fiancée d’un magicien. Ce dernier s’en rendit compte, et lui jeta un sort qui lui fit perdre toutes ses dents pour le rendre repoussant auprès de sa belle. Au cas où cela ne suffirait pas, le magicien lui fit également disparaître une autre partie du corps, de sorte que l’aventure sexuelle fut forcée de s’arrêter pour des raisons purement pratiques, mais cela n’a pas d’importance dans la suite de notre exposé.


Désespéré, notre cuisinier transforma son malheur en opportunité : ne pouvant plus mâcher, il ne confectionna plus que des soupes, redoublant d’inventivité pour en créer toujours de nouvelles. Les restaurants soupiques ne proposent donc que des soupes, mais offrent une étonnante diversité capable de satisfaire tous les goûts.

Spécialité emblématique :


dessin de soupe verte avec des asticots
La soupe grouillante

La soupe grouillante est un potage de légumes dans lequel on a mis… des dizaines de petits asticots vivants. Cela en rebute beaucoup, mais certains en sont fous. Il existe une variante avec des têtards.

L’Amanisme


C’est le courant le plus ancien, personne ne se souvient de son ou ses créateur(s). Son ingrédient de prédilection est le champignon. Il en utilise de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, décliné de mille manières. Champignons farcis aux champignons, poulet saupoudré de champignons en morceaux, champignons crus…


Bien sûr, cet art n’est pas sans danger et requiert une réelle formation : on compte de nombreux cas d’intoxication de familles qui avaient tenté de cuisiner n’importe quel champignon ramassé dans la forêt sans avoir suivi de formation amanique.

Spécialité emblématique :


dessin de quiche avec des champignons
La quiche Forêt de champignons

Préparez une quiche traditionnelle au lard et au fromage. Retirez-la du four à mi-cuisson : le cœur de la quiche sera mi-solide, comme une crème. Plantez les champignons tout droit pour former une petite forêt (si vous avez retiré la quiche trop tôt, ils ne tiendront pas debout), avec au centre un champignon plus grand que les autres, puis remettez au four pour terminer la cuisson.

Le pavisme


Cette cuisine très raffinée est présente uniquement dans les grandes villes. Créée il y a deux siècles et enrichie par plusieurs grands restaurateurs, elle a la particularité de mélanger un très grand nombre d’aliments dans un même plat. Il n’est pas rare de trouver une ratatouille avec plus de 35 légumes différents ou une quiche aux 12 fromages, plus les ingrédients sont nombreux plus le plat est prestigieux.


Certains chefs poussent le vice jusqu’au ridicule, l’un d’eux ayant même proposé une tarte géante de 87 ingrédients. Seul un client a tenté l’aventure : il est mort d’indigestion dans la nuit. Une petite plaque à sa mémoire est visible dans le restaurant, à Pâlenacre.

Spécialité emblématique :


dessin de 5 oiseaux rôtis posés les uns sur les autres
La réception oiselière

La Réception Oiselière est un plat de luxe composé d’une pintade rôtie surplombée d’une perdrix, surplombée d’une colombe, surplombée d’une mésange, surplombée d’un colibri. Le tout relié par une sauce collante., et souvent accompagné de purée (composée bien évidemment de plusieurs variétés de pommes de terre), et de petits colibris rôtis. Il s’appelle ainsi car il y a tant d’oiseaux dedans qu’on se croirait à une vraie réception donnée par la gent ailée.

L’herbisme


Courant développé par des adeptes de la secte des arbres. Refusant de manger de la viande, les maîtres cuisiniers de ce courant ont créé d’innombrables plats composés uniquement de végétaux.


Il est très ancien et les noms de ses créateurs sont inconnus. Ce courant est présent dans de nombreuses campagnes, et même à Pâlenacre. Beaucoup de nobles et bourgeois sont surpris par la diversité gustative que les cuisiniers herbistes parviennent à créer avec uniquement des plantes.

Spécialité emblématique :


dessin de courgette ouverte surmontée de rondelles de tomates et de branches de persil
Délice des prairies

Courgette coupée sur le haut avec des rondelles de tomates sur le dessus. Sortie du four, des branches de persil y sont plantées, le tout arrosé abondamment de délicieuse huile d’olive. Servir bien fondant.

Alimentation populaire


Tout le reste est composé d’aliments simples et primaires confectionné depuis des lustres, dans un but plus de subsistance que de recherche de plaisir gustatif. Tout est regroupé sous l’appellation un peu dédaigneuse d’« alimentation populaire », lui refusant même le terme « cuisine ».

Découvrez Pierre-Yves du Projet CarTylion. Spécialisé en géopolitique, il travaille à la création de l'univers d'ambiance médiévale fantastique de 3ème Aube.
Société
 

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